Électricité : critères cachés pour bien comparer les

Pour aller plus loin, consultez notre guide sur le contrat d’électricité.

Comparer les contrats électricité : guide complet pour économiser

Le marché français de l’électricité offre des dizaines d’offres différentes, mais peu de consommateurs prennent le temps de les comparer réellement. Résultat : des milliers d’euros gaspillés chaque année à cause d’un mauvais choix contractuel. Saviez-vous que changer de fournisseur peut vous permettre d’économiser entre 10 % et 20 % sur votre facture annuelle ? Pourtant, cette économie ne se fera pas toute seule. Elle demande une comparaison tactique, attentive à des critères que les fournisseurs ne mettent pas en avant sur leurs pages d’accueil.

Cet article vous guide à travers les pièges cachés de la comparaison de contrats électricité et vous montre exactement comment identifier la meilleure offre pour votre situation, sans vous laisser piéger par des promesses marketing trop belles pour être vraies.

Pourquoi comparer son contrat électricité ?

Schéma flowchart 5. Électricité — Pourquoi comparer son contrat électricité ?
Schéma : Pourquoi comparer son contrat électricité ?

La question peut sembler évidente, mais elle mérite une réponse chiffrée et honnête. Comparer son contrat électricité n’est pas une activité optionnelle réservée aux militants de l’économie : c’est une action rentable avec un retour sur investissement immédiat.

Contexte tarifaire actuel (2026-2027) : Les tarifs de l’électricité en France restent instables. Le Tarif Réglementé de Vente (TRV), historiquement la référence pour les ménages, affiche une part fixe de 330,57 € TTC par an et une part variable de 0,1985 € TTC par kWh depuis 2026. Cependant, ces tarifs évoluent régulièrement et n’incarnent pas forcément la meilleure offre disponible sur le marché libre. De nombreuses offres commerciales proposent des conditions plus avantageuses, notamment pour les foyers ayant des profils de consommation spécifiques.

Pour vous donner un ordre de grandeur concret : un ménage consommant 3 500 kWh par an (moyenne française) paiera environ 1 025 € TTC par an avec le TRV (330,57 € de partie fixe + 3 500 × 0,1985 € = 694,75 € de partie variable). Une offre commerciale proposant une réduction de 15 % sur le kWh représenterait une économie d’environ 104 € annuels, soit plus de 500 € sur cinq ans sans effort supplémentaire d’usage.

Mais l’intérêt de comparer va au-delà du prix au kWh. Les contrats diffèrent aussi sur :

  • La stabilité des tarifs : un prix fixe garanti sur 1, 2 ou 3 ans versus un prix variable qui suit le marché
  • Les services additionnels : accès à un espace client, application mobile, suivi de consommation, services d’assistance
  • La réactivité du service client : délais de réponse, qualité du support, disponibilité en cas de problème
  • Les options tarifaires : heures pleines/heures creuses, tarification par paliers ou au forfait
  • L’engagement écologique : électricité d’origine renouvelable, certifications environnementales, transparence sur la provenance de l’énergie
  • Les délais et les frais de changement : certains fournisseurs facturent des frais de résiliation précoce, d’autres non

Ignorer ces critères, c’est risquer de trouver un contrat moins cher au kWh mais plus cher au global une fois les frais pris en compte, ou de choisir une offre verte sans vérifier ses certifications réelles. Comparer, c’est donc une décision stratégique pour votre portefeuille et votre conscience.

Les critères essentiels pour bien comparer

Schéma technique 5. Électricité — Les critères essentiels pour bien comparer
Schéma : Les critères essentiels pour bien comparer

Comparer des contrats électricité ne se limite pas à aligner trois prix sur une feuille. La vraie comparaison exige de décortiquer chaque ligne du contrat et de comprendre ce que chaque critère représente réellement en euros dans votre poche.

1. Le prix au kWh : partie variable du contrat

C’est l’élément le plus visible, mais aussi le plus trompeur si on le regarde isolément. Le prix au kWh s’exprime en centimes d’euros TTC et s’applique à votre consommation réelle.

Attention aux pièges courants :

  • Réductions temporaires : certains fournisseurs proposent une réduction de 20 % les trois premiers mois, puis le tarif normal reprend. À intégrer dans le calcul annuel complet, pas seulement sur la première facture.
  • Tarifs dégressifs par paliers : plus vous consommez, moins le kWh coûte cher. Cela fausse la comparaison si votre consommation varie d’une année à l’autre.
  • Réductions basées sur le paiement : certaines offres baissent le prix si vous payez par prélèvement automatique ou domiciliation. À vérifier selon votre pratique.

Exemple concret de comparaison sur le kWh seul : Prenez deux offres hypothétiques. L’offre A affiche 0,19 € TTC/kWh sans conditions particulières. L’offre B affiche 0,17 € TTC/kWh mais exige un paiement mensuel par domiciliation. Sur une consommation de 3 500 kWh par an, l’offre A coûte 665 € HT (3 500 × 0,19), l’offre B coûte 595 € HT (3 500 × 0,17), soit une différence de 70 € en faveur de l’offre B. Mais si l’offre B vous cause des frais bancaires ou une rigidité de paiement non adaptée à votre situation, la vraie économie peut disparaître.

2. La part fixe : l’abonnement annuel souvent oubliée

Chaque contrat inclut une part fixe payable même si vous consommiez zéro kWh. C’est l’abonnement de base pour avoir accès au réseau.

Le TRV affiche une part fixe de 330,57 € TTC par an (2026). Les offres commerciales proposent des parties fixes variant généralement entre 280 € et 380 € TTC par an. Une différence de 50 € sur la partie fixe représente 50 € d’économies supplémentaires avant même de consommer le premier kWh.

Cas concret : Comparons deux contrats sur 12 mois complets :

CritèreOffre Standard (TRV)Offre AlternativeÉconomie
Part fixe annuelle TTC330,57 €305 €25,57 €
Prix au kWh TTC0,1985 €0,188 €–
Consommation annuelle3 500 kWh3 500 kWh–
Coût partie variable694,75 €658 €36,75 €
Coût total annuel TTC1 025,32 €963 €62,32 €

Sur cet exemple basé sur les données officielles TRV 2026, l’économie annuelle atteint 62,32 €, soit 6 % de réduction. Sur cinq ans, cela représente plus de 310 €. Ignorer la partie fixe dans votre comparaison vous ferait donc sous-estimer l’intérêt de changer.

3. Prix fixe vs prix variable : la dimension temporelle

C’est un critère structurel qui change complètement la nature de votre engagement.

Contrat à prix fixe : Le tarif au kWh ne change pas pendant toute la durée du contrat (1, 2 ou 3 ans généralement). Avantage : prévisibilité, protection contre les augmentations soudaines. Inconvénient : si le marché baisse, vous restez bloqué à votre tarif.

Contrat à prix variable : Le tarif au kWh fluctue selon les indices du marché (IPEX, Brent, etc.), généralement avec un délai de révision mensuel ou trimestriel. Avantage : vous bénéficiez des baisses de marché. Inconvénient : en cas de crise énergétique, votre facture peut exploser.

Contexte 2026-2027 : Après la crise énergétique de 2026-2026, les fournisseurs proposent de nouveau des contrats à prix fixes stables. C’est une opportunité si vous craignez une nouvelle volatilité. Cependant, si le marché se normalise et que les prix baissent durablement, un prix fixe devient moins compétitif.

Conseil tactique : Comparez toujours deux scénarios dans votre comparaison : le coût sur 12 mois avec prix fixe, et le coût estimé avec prix variable (en utilisant les tarifs actuels comme référence). Cela vous donne une vision du risque.

4. La durée d’engagement et les frais de résiliation

Beaucoup de consommateurs oublient ce critère jusqu’au jour où ils veulent changer et découvrent qu’ils doivent payer 50 € ou 100 € de frais de rupture.

Points clés à vérifier :

  • Durée d’engagement : 1 an (résiliation possible à tout moment), 2 ans (frais de résiliation avant l’échéance), 3 ans (engagement plus long mais parfois tarif plus attractif).
  • Conditions de résiliation précoce : certains fournisseurs facturent un montant forfaitaire (ex : 50 €), d’autres un pourcentage du contrat restant, d’autres rien du tout.
  • Résiliation sans frais : elle est toujours possible légalement si vous changez de domicile ou de situation (perte d’emploi, séparation, etc.). Vérifiez que le fournisseur reconnaît vos raisons.
  • Tacite reconduction : votre contrat se prolonge-t-il automatiquement à l’identique, ou le fournisseur peut-il modifier les conditions ? Vérifiez cette clause.

Calcul réel de rentabilité : Si une offre est 8 % moins chère annuellement mais exige deux ans d’engagement avec 100 € de frais de résiliation, le coût réel les deux premières années peut être plus élevé que prévu. Intégrez cette dimension dans votre décision.

5. Les services client et les outils numériques

Un prix attractif ne sert à rien si le service client est absent quand vous avez un problème. Or ce critère n’apparaît jamais dans un simple comparateur prix.

À vérifier pour chaque offre :

  • Canaux de contact : téléphone, chat, email, courrier. Tous disponibles 24h/24 ou seulement en heures de bureau ?
  • Délais de réponse : un email traité en 24h ou en 5 jours ? Un chat en attente 2 minutes ou 30 minutes ?
  • Espace client en ligne : accès à votre consommation en temps réel, téléchargement de factures, modification d’options facilement ou démarches compliquées ?
  • Application mobile : certains fournisseurs offrent une app pour suivre sa conso, d’autres proposent uniquement un site web peu ergonomique.
  • Gestion des réclamations : si vous contestez une facture, quel délai pour avoir une réponse ? Existe-t-il un médiateur en cas de désaccord ?

Ces services n’influencent pas directement votre facture, mais ils influencent votre expérience et votre capacité à maîtriser votre consommation. Un très bon espace client vous permet de détecter une surconsommation rapidement. Un service client réactif résout vos problèmes sans traîner, évitant des frais supplémentaires.

6. Les options tarifaires : heures creuses, paliers, forfaits

Certains contrats offrent des tarifications différenciées selon l’heure de la journée ou selon votre volume consommé.

Tarification heures creuses/heures pleines : Des heures définies (généralement 22h-6h) bénéficient d’un tarif réduit. Intéressant si vous pouvez concentrer vos consommations (chauffe-eau, lave-linge, recharge véhicule électrique) sur ces créneaux. Gain potentiel : 15 % à 25 % selon les profils.

Tarification par paliers : Plus vous consommez, moins le kWh coûte cher (ex : premiers 1 000 kWh à 0,20 €, suivants à 0,18 €). À analyser selon votre consommation réelle pour vérifier que vous descendez vraiment dans les paliers bas.

Forfait mensuel/annuel : Vous payez un montant fixe chaque mois, indépendamment de votre consommation réelle. Risqué si votre consommation est très variable ; intéressant si elle est très stable.

Ne comparez ces options que si elles correspondent vraiment à votre profil. Une offre heures creuses n’a aucun intérêt si vous n’avez rien à faire pendant ces créneaux.

7. L’électricité verte et les certifications

Beaucoup d’offres commerciales se vendent comme « vertes » ou « renouvelables ». Or cette affirmation demande vérification.

Points de vigilance :

  • Garantie d’origine (GO) : Elle certifie qu’une quantité d’électricité renouvelable correspond à votre consommation. Mais l’électricité « verte » que vous recevez peut être virtuelle (achetée via des certificats ailleurs en Europe).
  • Traçabilité réelle : Certains fournisseurs s’engagent à sourcer directement auprès de producteurs renouvelables français ou européens identifiés. C’est plus transparent qu’une GO générique.
  • Prix du « vert » : Une offre 100 % renouvelable coûte-t-elle plus cher qu’une offre standard ? De combien ? L’écart couvre-t-il vraiment le surcoût environnemental ou est-ce du marketing pur ?
  • Certifications tierces : Label vert reconnu (ex : OK Power, EKOenergy) ou certification maison sans garantie externe ?

Conseil pratique : Si l’énergie verte vous intéresse, comparez deux offres : une standard moins chère et une verte certifiée. Calculez l’écart. S’il dépasse 5 à 10 % annuels, interrogez-vous sur la vraie valeur ajoutée écologique.

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Comparateur en ligne vs démarche directe : avantages et pièges

Schéma comparatif 5. Électricité — Comparateur en ligne vs démarche directe : avantages et pièg
Schéma : Comparateur en ligne vs démarche directe : avantages et pièges

Pour comparer concrètement, vous avez deux voies : utiliser un comparateur en ligne ou contacter directement les fournisseurs. Chaque approche a ses forces et ses faiblesses.

Comparateurs en ligne gratuits

Avantages :

  • Rapidité : en quelques clics, vous obtenez un classement d’offres selon votre consommation estimée.
  • Gratuité : aucun frais pour utiliser ces outils, contrairement à un courtier.
  • Largeur du choix : la plupart listent tous les fournisseurs du marché français, y compris les petits acteurs méconnus.
  • Simulation détaillée : vous saisissez votre consommation réelle, votre option tarifaire actuelle, et vous recevez un coût annuel estimé par offre.

Pièges et limites :

  • Modèle commercial caché : beaucoup de comparateurs gratuits gagnent de l’argent en dirigeant les utilisateurs vers certains fournisseurs (partenariats commerciaux). Cela peut biaiser le classement.
  • Données partielles : les comparateurs ne montent pas toujours tous les critères qualitatifs (qualité du service client, disponibilité, délais de traitement). Ils se concentrent sur le prix.
  • Mise à jour des tarifs : si un fournisseur change son tarif un jour où le comparateur ne s’est pas mis à jour, vous aurez des chiffres obsolètes.
  • Contrats exclusifs ou régionaux : certaines offres ne sont proposées que si vous contactez directement le fournisseur, pas via le comparateur.
  • Absence de suivi après choix : une fois que vous avez cliqué sur un fournisseur, le comparateur vous abandonne. Vous devez gérer seul la souscription et le changement.

Exemples de comparateurs fiables en France : le site de l’Agence de la transition écologique (ATEE) met à disposition des guides de comparaison ; certains sites spécialisés dans l’énergie proposent aussi des comparateurs indépendants. Vérifiez toujours que le comparateur affiche ses sources et sa date de mise à jour.

Démarche directe : contacter les fournisseurs

Avantages :

  • Aucun biais commercial : vous parlez directement au fournisseur, pas à un intermédiaire qui prélève une commission.
  • Offres exclusives ou sur mesure : certains fournisseurs proposent des tarifs ou des conditions particulières si vous les contactez directement, surtout pour des petits volumes ou des situations spécifiques.
  • Explicitations détaillées : le service client du fournisseur peut vous expliquer exactement ce que vous payez et pourquoi.
  • Négociation possible : dans certains cas, surtout pour les professionnels ou petites entreprises, vous pouvez négocier des conditions.

Inconvénients :

  • Temps consommé : vous devez appeler ou écrire à 5, 10 ou 15 fournisseurs pour comparer. Chacun vous demandera votre consommation estimée, votre adresse, votre situation actuelle.
  • Risque de surcharge commerciale : une fois votre contact pris, le fournisseur peut vous relancer plusieurs fois pour vous vendre d’autres services (gaz, internet, assurances).
  • Absence d’exhaustivité : vous n’allez pas contacter 100 % des fournisseurs français. Vous risquez d’oublier le meilleur pour vous simplement par manque de temps.
  • Absence de comparaison précise : chaque fournisseur présente son offre différemment. Comparer manuellement devient vite confus.

Stratégie hybride recommandée

Approche optimale : utilisez un comparateur pour vous donner un ordre d’idée rapide et identifier les trois ou quatre offres les plus compétitives, puis contactez directement ces fournisseurs pour vérifier les tarifs actuels, poser des questions sur les services et les conditions de résiliation. Vous gagnez le meilleur des deux mondes : la rapidité du comparateur et la fiabilité du contact direct.

Étapes pour changer de fournisseur après comparaison

Une fois votre décision prise, le changement de fournisseur suit un processus précis. Connaître les étapes et les délais vous évite des stress inutiles et des ruptures d’électricité.

Étape 1 : Préparez les documents nécessaires

Avant de souscrire à une nouvelle offre, rassemblez ces informations :

  • Votre numéro PDL (Point de Livraison) : c’est l’identifiant unique de votre logement sur le réseau électrique. Il figure sur votre facture EDF ou de votre fournisseur actuel, généralement en haut à droite. Il ressemble à un code de 14 chiffres. Sans ce numéro, vous ne pouvez pas changer.
  • Votre numéro de contrat actuel : pour accélérer la résiliation auprès de votre fournisseur précédent.
  • Votre consommation annuelle estimée ou réelle : vérifiez sur votre dernière facture. Elle vous aide à obtenir un devis précis.
  • Votre adresse exacte : elle doit correspondre exactement à celle de votre contrat actuel.
  • Votre date de souhait d’activation : vous pouvez généralement choisir une date de démarrage entre 10 et 30 jours après la demande.

Conseil pratique : prenez une capture d’écran ou une copie de votre facture actuelle. Tous ces détails y sont présents et vous ne les rechercherez pas trois fois.

Étape 2 : Souscrivez à la nouvelle offre

Vous pouvez souscrire en ligne (sur le site du fournisseur), par téléphone ou par courrier. La souscription en ligne est la plus rapide.

Pendant la souscription :

  • Le nouveau fournisseur vous demande vos données personnelles et votre PDL.
  • Il vous propose une date d’activation (généralement 10 à 30 jours après la demande).
  • Vous recevez un contrat en ligne ou par courrier à signer.
  • Le fournisseur envoie automatiquement une demande de résiliation à votre fournisseur actuel (processus appelé « changement de fournisseur » dans le jargon). Vous n’avez rien à faire de votre côté.

Important : ne résiliez pas manuellement votre ancien contrat. Laisser le nouveau fournisseur gérer la résiliation automatiquement évite les risques de rupture d’électricité.

Étape 3 : Délais de changement et continuité de l’électricité

C’est la question qui inquiète le plus : « Vais-je rester sans électricité ? »

Réponse rassurante : non, jamais. Le processus est encadré par la loi pour garantir la continuité de service.

Calendrier type :

  • Jour J : vous souscrivez à la nouvelle offre.
  • J+1 à J+2 : le nouveau fournisseur envoie une demande formelle de changement à votre fournisseur actuel et au gestionnaire du réseau (ENEDIS pour 95 % des cas en France).
  • J+5 à J+10 : le fournisseur actuel traite votre résiliation. Il peut vous demander des clarifications ou des confirmations.
  • J+15 à J+30 : activation de la nouvelle offre. Le changement est effectif. ENEDIS effectue un changement de facturation vers le nouveau fournisseur, mais l’électricité continue de circuler sans interruption.

En pratique : vous avez une date précise d’activation (ex : 15 mars 2027). À partir de cette date, vos factures viennent du nouveau fournisseur. Aucune coupure n’intervient. C’est le nouveau fournisseur qui vous demande de relever votre compteur ou c’est un relevé automatisé par ENEDIS.

Cas particuliers sans frais de résiliation : Si vous changez de domicile, vous pouvez résilier sans frais. Si vous divorciez ou que votre situation change légalement, une résiliation précoce est généralement possible sans pénalité.

Étape 4 : Suivi après le changement

Après l’activation :

  • Vérifiez votre première facture : elle doit porter le nouveau nom de fournisseur et le nouveau tarif. Si vous voyez des anomalies (ancien tarif appliqué, frais supplémentaires), contactez immédiatement le nouveau fournisseur.
  • Signalez votre départ à l’ancien fournisseur : si le changement automatique n’a pas fonctionné et que vous recevez une facture de l’ancien fournisseur après la date d’activation, renvoyez-la en indiquant que vous avez changé de fournisseur (incluez une preuve de la souscription chez le nouveau fournisseur).
  • Accédez à votre espace client : activez votre compte chez le nouveau fournisseur pour consulter votre consommation, télécharger vos factures et modifier vos données si besoin.
  • Mettez à jour vos prélèvements bancaires : assurez-vous que les prélèvements de l’ancienne offre s’arrêtent et que les nouveaux débutent à la bonne date. Aucune facture ne doit être oubliée entre deux fournisseurs.

Points clés concernant les frais

Frais de changement : La loi française interdit aux fournisseurs de facturer des frais pour un changement de fournisseur. C’est gratuit, même si vous quittez un contrat avant son terme. Seules les pénalités de résiliation précoce (si prévues dans le contrat) s’ajoutent.

Frais de résiliation précoce : Si votre contrat prévoit des frais de rupture avant la fin de la période d’engagement, ils s’appliquent. Vous devez les payer à l’ancien fournisseur, pas au nouveau. Estimez ce coût avant de changer : si les économies annuelles promises ne compensent pas les frais de rupture, attendez la fin de l’engagement.

Exemple de calcul rentabilité : Nouvelle offre 50 € moins chère par an, contrat actuel à 80 € de frais de résiliation précoce. Vous devez rester 1,6 an pour que le changement soit rentable (80 € ÷ 50 € = 1,6). Si votre engagement s’arrête dans 6 mois, attendez ces 6 mois plutôt que de payer les frais maintenant.

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Points clés à retenir

  • Comparer n’est pas optionnel : l’économie potentielle (50 à 150 € annuels selon votre profil) justifie largement le temps d’une bonne comparaison. Sur 5 ans, cela représente des centaines d’euros.
  • Au-delà du prix au kWh, décortiquez la part fixe, la durée d’engagement, les frais de résiliation, et la qualité du service client : un prix bas peut devenir cher s’il s’accompagne de frais cachés ou d’un mauvais service.
  • Utilisez un comparateur en ligne comme point de départ, puis contactez directement les trois meilleures offres : cela vous garantit d’avoir les tarifs à jour et de pouvoir poser des questions avant de souscrire.
  • Le changement de fournisseur est gratuit et sans risque d’interruption d’électricité : la loi encadre strictement le processus. Laissez le nouveau fournisseur gérer la résiliation automatiquement, sans intervention manuelle de votre part.
  • Calculez toujours le rentabilité nette : économies annuelles moins frais de résiliation précoce, sur la durée réelle du changement : c’est le seul chiffre qui compte vraiment pour votre décision.

FAQ : Réponses aux questions les plus posées

Combien de temps faut-il pour changer de fournisseur électricité après comparaison ?

Le délai complet est de 15 à 30 jours en moyenne après votre souscription chez le nouveau fournisseur. Vous pouvez souscrire en ligne en 5 minutes, mais le nouveau fournisseur doit envoyer une demande formelle de changement au gestionnaire du réseau (ENEDIS), qui traite la demande en 5 à 15 jours, puis active la nouvelle facturation. Pendant tout ce temps, votre électricité continue de circuler sans interruption. La date exacte d’activation est généralement fixée lors de la souscription.

Quels documents et informations dois-je avoir pour comparer mes contrats électricité ?

Vous avez besoin de : votre numéro PDL (identifiant de 14 chiffres sur votre facture), votre consommation annuelle réelle (en kWh, aussi sur votre facture), votre option tarifaire actuelle (heures pleines/creuses ou tarification simple), et votre adresse exacte. Ces informations figurent toutes sur votre dernière facture électricité. Si vous n’avez pas la facture sous la main, appelez votre fournisseur actuel pour obtenir au minimum le PDL et la consommation annuelle.

Vais-je avoir une coupure d’électricité en changeant de fournisseur ?

Non, jamais. La loi française et la régulation ENEDIS garantissent la continuité de service. L’électricité ne s’arrête pas lors du changement de fournisseur. Le gestionnaire du réseau (ENEDIS) change simplement le fournisseur responsable de votre facturation, mais le flux électrique continue ininterruptu. Même si une erreur administrative intervient, ENEDIS est obligé d’assurer la continuité d’énergie le temps de corriger le problème.

Est-ce vraiment possible d’économiser 15 % en changeant de contrat électricité ?

Oui, c’est possible selon votre situation actuelle. Si vous êtes resté longtemps chez EDF avec le TRV sans le comparer, certaines offres commerciales peuvent vous proposer 10 à 15 % de réduction en 2026-2027. Cependant, cela dépend de votre profil de consommation, de votre région (les tarifs TRV peuvent légèrement différer selon les zones), et de l’option tarifaire. Un ménage consommant 3 500 kWh en tarification simple (sans heures creuses) peut économiser 50 à 100 € annuels, soit 5 à 10 % d’économie de manière plus réaliste. Certains profils bénéficient davantage (électricité + chauffage électrique), d’autres moins. Utilisez un comparateur avec votre consommation réelle pour obtenir une estimation fiable.

Comment vérifier que la nouvelle offre électricité comparée est vraiment moins chère sur un an ?

Calculez le coût total sur 12 mois complets en incluant la part fixe annuelle + (consommation annuelle en kWh × prix au kWh). Par exemple, pour le TRV 2026 avec 3 500 kWh : 330,57 € + (3 500 × 0,1985 €) = 1 025,32 €. Pour la nouvelle offre, appliquez la même formule avec ses tarifs. Comparez les deux totaux. N’oubliez pas de soustraire les frais de résiliation précoce de votre ancien contrat s’ils existent : si l’économie annuelle est 50 € mais les frais de rupture 100 €, le changement n’est rentable que si vous restez 2 ans minimum chez le nouveau fournisseur. Vérifiez aussi que les tarifs ne comportent pas de réductions temporaires qui disparaîtraient après 3 ou 6 mois.

Maillage interne

Pour aller plus loin sur la compréhension de votre contrat et de votre facture, consultez nos guides détaillés :

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