Installer un système solaire combiné soi-même
L’idée d’installer soi-même un système solaire combiné peut sembler intimidante au premier abord. Pourtant, avec une bonne compréhension des principes techniques, une préparation méthodique et le respect des normes de sécurité, cette installation devient tout à fait accessible à un bricoleur motivé et organisé. Cet article vous accompagne pas à pas dans ce projet, en démystifiant chaque étape du processus et en vous montrant comment conquérir votre autonomie énergétique en toute confiance.
Système solaire combiné : ce qu’il faut savoir avant de commencer

Avant de vous lancer dans l’installation d’un système solaire combiné, il est essentiel de comprendre son architecture globale et ses exigences légales. Contrairement à un simple chauffe-eau solaire, le système combiné produit à la fois l’eau chaude sanitaire et participe au chauffage de votre habitation. Cette complexité supplémentaire ne rend pas l’installation impossible, mais elle exige une compréhension claire des éléments qui le composent.
Les composants clés d’un système solaire combiné
Un système solaire combiné repose sur plusieurs éléments interdépendants :
- Les panneaux thermiques (capteurs solaires) : installés sur la toiture, ils captent l’énergie solaire et la transforment en chaleur. Ils sont le cœur du système.
- Le ballon de stockage thermique : de grande capacité (300 à 500 litres généralement), il accumule la chaleur produite par les panneaux pour une restitution progressive.
- La pompe de circulation : elle fait circuler le fluide caloporteur (mélange eau-glycol) dans le circuit primaire reliant panneaux et ballon.
- Le régulateur différentiel : ce calculateur électronique décide du moment de mise en route de la pompe en comparant les températures des panneaux et du ballon.
- Le circuit primaire : l’ensemble des tuyauteries isolées qui relient les panneaux au ballon de stockage.
- Le fluide caloporteur : un liquide spécialisé (eau + glycol) qui ne gèle pas et résiste aux hautes températures.
- Le vase d’expansion : il absorbe les variations de volume du fluide caloporteur dues aux changements de température.
- Le purgeur automatique et les clapets anti-retour : ils garantissent une circulation correcte et évitent les inversions de flux.
La plupart de ces éléments sont fournis en kit préassemblé ou préconfiguré, ce qui simplifie grandement votre travail.
Les prérequis réglementaires essentiels
L’installation d’un système solaire combiné en France est soumise à des normes strictes de sécurité et de performance :
- La norme NF EN 12976-1 régit la conception et les performances des systèmes solaires combinés.
- La RT 2012 (ou RE 2020 pour les constructions neuves) impose des critères de rendement saisonnier minimum.
- Une déclaration préalable auprès de votre mairie est généralement obligatoire, même pour une auto-installation (nous reviendrons sur ce point dans la FAQ).
- L’assurance responsabilité civile et décennale : vérifiez votre couverture d’assurance, car l’auto-installation peut poser des questions relatives à la garantie et à la responsabilité en cas de sinistre.
- Le raccordement électrique du régulateur doit respecter les normes électriques (NF C 15-100) ; si vous n’êtes pas à l’aise, faites intervenir un électricien qualifié.
Ces contraintes réglementaires ne sont pas des obstacles insurmontables, mais des garde-fous qui garantissent la pérennité et la sécurité de votre installation.
Préparation et vérification des conditions d’installation

Une installation réussie commence bien avant le premier coup de vis. Cette phase de diagnostic et de préparation est décisive et détermine 80 % du succès du projet.
Audit de la toiture et des accès
Votre toiture doit être en bon état pour supporter les panneaux thermiques. Commencez par un diagnostic visuel minutieux :
- État de la couverture : identifiez les tuiles cassées, les ardoises décollées ou les zones d’infiltration. Une petite réparation maintenant vous évitera bien des problèmes d’étanchéité ultérieurs.
- Solidité de la charpente : un système solaire combiné pèse environ 50 à 80 kg/m² selon le modèle. Inspectez les poutres, chevrons et fermettes pour vérifier qu’il n’y a pas de pourriture, de termites ou de fissures importantes.
- Pente de la toiture : elle doit idéalement être comprise entre 30 et 50° pour optimiser le captage solaire. Si votre pente est très faible (inférieure à 15°), des rehausseurs spécialisés seront nécessaires.
- Accès sécurisé : vérifiez que vous disposez d’une échelle stable, d’un harnais de sécurité et d’un point d’ancrage fiable. Ne travaillez jamais seul sur une toiture.
Orientation et exposition solaire
L’orientation des panneaux est critique pour maximiser le rendement :
- Orientation sud : c’est l’optimum en France métropolitaine. Une orientation sud-est ou sud-ouest reste acceptable avec une perte de rendement légère (5 à 10 %).
- Ombrage : c’est l’ennemi numéro un. Identifiez les sources d’ombre (arbres, bâtiments voisins, cheminée, antenne) et vérifiez leur projection à différentes heures du jour et à différentes saisons. Si l’ombre recouvre plus de 20 % de la surface captante entre 9h et 15h en hiver, votre rendement s’en ressentira fortement.
- Distance aux éléments perturbateurs : gardez une distance de sécurité d’au moins 50 cm avec les arêtes, les antennes ou les conduits de cheminée pour faciliter la circulation d’air et éviter les dommages.
- Vue d’ensemble : idéalement, les panneaux doivent être visibles depuis le sol. Cette visibilité aide à la maintenance et à la sécurité.
Emplacement du ballon de stockage
Le ballon constitue le cœur thermique de votre installation. Son emplacement conditionne la qualité et la longueur des raccordements :
- Proximité des panneaux : minimisez la longueur du circuit primaire (moins de 20 à 30 mètres de tubage) pour réduire les déperditions thermiques.
- Accessibilité : le ballon doit rester facile à manipuler pour la maintenance (vidange, remplacement du fluide caloporteur, purge).
- Isolation thermique du local : si possible, placez le ballon dans un local peu chauffé (grenier, buanderie) pour limiter les pertes. Un ballon isolé génère aussi moins de déperditions.
- Accès aux points de raccordement : réservez de l’espace pour raccorder les tuyauteries, le vase d’expansion, le purgeur automatique et les sondes de température sans encombrement.
Montage des panneaux solaires thermiques : étapes clés
L’installation mécanique des panneaux thermiques est généralement la partie la plus visible et la plus critique du projet. Une mauvaise fixation expose votre installation à des risques structurels et d’étanchéité.
Préparation du châssis de fixation
Avant de monter les panneaux eux-mêmes, vous allez installer un châssis métallique de fixation :
- Choix de la structure : les systèmes modernes proposent des fixations intégrées antisismiques, ajustables en angle, qui s’adaptent à votre pente de toiture. Vérifiez que la structure est certifiée aux normes de charge (vent, neige, sismicité).
- Implantation des points de fixation : localisez les chevrons ou fermettes sous la couverture (utilisez une sonde ou une endoscopie si besoin) et marquez les points de fixation directement sur les tuiles. Généralement, vous aurez 4 à 8 points de fixation pour une surface de 4 à 6 m².
- Découpe et étanchéité : découpez soigneusement les tuiles ou ardoises en créant des ouvertures de 5 à 10 cm de diamètre. Utilisez une cloche d’étanchéité préformée (fournie en kit) pour créer une transition étanche entre le châssis et la couverture.
- Fixation anti-sismique : boulonnez le châssis en utilisant des écrous Nylon autobloquants et des rondelles larges. Serrez progressivement et symétriquement pour éviter les déformations du châssis.
Positionnement et sécurisation des panneaux
Une fois le châssis en place et sécurisé, arrivent les panneaux eux-mêmes :
- Vérification d’aplomb : utilisez un niveau à bulles ou un niveau laser pour vérifier que le châssis est parfaitement horizontal (ou incliné selon votre pente) dans les deux directions. Une déviation de plus de 2° affecte le rendement et peut créer des poches d’air dans le circuit primaire.
- Manutention délicate : les panneaux thermiques sont robustes mais ne doivent pas être tordus. Transportez-les à plat, jamais redressés verticalement ni pliés. Deux personnes minimum sont nécessaires pour manipuler un panneau de 1,5 m × 1 m.
- Raccordement des panneaux entre eux : si vous en installez plusieurs, raccordez-les en série ou en parallèle selon les instructions du fabricant. Cette décision affecte le débit et la pression du circuit primaire.
- Joints d’étanchéité : utilisez des joints silicone haute température (résistant jusqu’à 200°C) au niveau des connexions panel-châssis et panel-panel. Laissez sécher le silicone 24 heures avant de remplir le circuit.
- Câblage des sondes de température : les panneaux sont équipés de sondes qui communiquent la température au régulateur. Fixez les câbles avec du ruban adhésif haute température ou des colliers plastique sans les tendre (une traction excessive les endommage).
Vérifications finales avant raccordement
Avant de passer au raccordement hydraulique, inspectez visuellement l’ensemble :
- Stabilité mécanique : secouez le châssis pour vérifier qu’il ne bouge pas. Les vibrations dues au vent doivent être minimales.
- Étanchéité de surface : assurez-vous que l’eau pluviale n’infiltre pas les zone de perçage. Contrôlez que les cloches d’étanchéité reposent bien sur le revêtement toiture.
- Dégagement : vérifiez que rien n’obstrue le circuit de ventilation naturelle autour des panneaux (une accumulation de chaleur réduit le rendement).
Raccordement hydraulique et mise en service du circuit
Le raccordement hydraulique est la phase qui transforme votre installation mécanique en système fonctionnel. C’est ici que le fluide caloporteur entre en jeu et que la thermodynamique commence à opérer.
Organisation du circuit primaire
Le circuit primaire est la boucle fermée qui relie les panneaux au ballon de stockage. Voici comment le structurer :
- Tuyauteries isolées : utilisez des tubes en cuivre gainés d’isolant mousse ou des tubes composites pré-isolés. Le diamètre typique est de 16 ou 20 mm selon le débit (donné par le fabricant). L’isolant doit être épais (épaisseur minimale 25 à 40 mm selon la longueur du circuit) pour minimiser les pertes thermiques.
- Trajet du circuit : en montée, allez des panneaux vers le ballon (circuit chaud), puis en descente ramenez le fluide refroidi du ballon vers les panneaux (circuit froid). Évitez les boucles et les sections horizontales où l’air pourrait s’accumuler.
- Points de purge : installez des purgeurs automatiques en haut du circuit (sortie des panneaux) et aux points hauts de la tuyauterie. Les purgeurs manuels (petits robinets) aux points bas permettent une vidange maîtrisée du fluide caloporteur si besoin.
- Clapets anti-retour : placez un clapet côté panneaux pour éviter un retour siphonné du ballon vers les panneaux la nuit (ce qui causerait un refroidissement du ballon). Un autre clapet côté ballon protège la pompe en cas de surchauffe.
- Vannes d’isolement : installez une vanne d’arrêt à l’entrée et à la sortie du ballon, ainsi qu’une autre au niveau de la pompe. Elles vous permettront de pouvoir isoler chaque composant pour une maintenance future sans vidanger tout le circuit.
Installation du vase d’expansion et mise sous pression
Le vase d’expansion est votre assurance contre les variations de pression dues à la dilatation thermique du fluide :
- Capacité du vase : elle doit représenter 5 à 10 % du volume total du circuit primaire. Pour un système petit à moyen (4 à 8 m² de panneaux), un vase de 5 à 10 litres suffit généralement.
- Positionnement : le vase d’expansion est idéalement raccordé sur la section froide du circuit (retour du ballon) via un té de dérivation. Installez-le en position haute si possible pour faciliter la circulation de fluide.
- Précharge du vase : avant de remplir le circuit, le vase doit être préchargé avec de l’air comprimé à une pression légèrement inférieure à la pression de service du circuit (environ 1 à 1,5 bar pour une maison). Utilisez un manomètre pour vérifier.
- Raccordement et étanchéité : utilisez du téflon ou un scellant hydraulique sur les pas de vis. Vérifiez régulièrement l’absence de fuite au robinet du manomètre.
Remplissage et purgation du fluide caloporteur
C’est l’une des étapes les plus délicates, mais elle suit une procédure précise :
- Choix du fluide : utilisez uniquement le fluide caloporteur recommandé par le fabricant (généralement un mélange eau + 30 à 40 % de glycol propylène). Ne substituez jamais avec de l’eau pure ou du glycol éthylène (toxique).
- Préparation du remplissage : fermez toutes les vannes d’isolement sauf celle du circuit primaire. Ouvrez tous les purgeurs automatiques et manuels pour laisser l’air s’échapper.
- Remplissage lent et progressif : versez le fluide à partir du point bas du circuit (généralement un robinet de vidange près du ballon) avec un entonnoir. Remplissez lentement (30 à 45 minutes pour 20 litres) en observant les purgeurs : quand du fluide commence à s’échapper sans bulles d’air, c’est bon signe.
- Dégommage des purgeurs : une fois le circuit rempli, fermez les purgeurs automatiques pour laisser la pression augmenter graduellement. Si des bulles d’air persistent, ouvrez et fermez alternativement les purgeurs manuels pour les chasser.
- Contrôle de la pression : en fin de remplissage, la pression doit se stabiliser entre 1,5 et 2 bar (à température ambiante). Utilisez un manomètre sur le vase d’expansion pour vérifier.
- Démarrage initial : une fois la pression stable, mettez en route le régulateur et la pompe sur un mode manuel ou de test pour laisser le fluide circuler tranquillement pendant 10 à 15 minutes. Le débit doit être régulier ; une circulation saccadée indique encore de l’air emprisonné.
La purgation peut prendre 2 à 4 heures au total. Restez patient : un circuit mal purgé affiche un rendement médiocre et expose les composants à la corrosion.
Mise en route et tests d’étanchéité
Une fois le fluide stabilisé, vérifiez l’absence de fuite :
- Inspection visuelle complète : parcourez le circuit entier à la recherche de gouttes, d’humidité ou de traces. Portez une attention particulière aux raccordements, aux vannes et aux purgeurs.
- Test en charge : si vous repérez une fuite mineure, augmentez légèrement la pression (jusqu’à 2,5 bar maximum) et observez si la fuite s’aggrave. Une fuite qui s’amplifie avec la pression doit être réparée immédiatement.
- Nettoyage des débris : après la mise en route, il est courant que des résidus (poussière, copeaux) circulent dans le circuit. Installez une cartouche de filtre temporaire sur le retour du ballon pendant 24 heures.
Réglages du régulateur et tests de performance
Le régulateur est le cerveau de votre installation. Ses réglages déterminent l’efficacité du système et sa capacité à adapter son fonctionnement aux conditions météorologiques et aux besoins de chauffage.
Paramétrage de la régulation différentielle
La régulation différentielle signifie que le régulateur compare deux températures et décide de mettre en route ou d’arrêter la pompe selon leur différence :
- Sonde panneaux : elle mesure la température en sortie des panneaux thermiques. C’est une sonde thermistance intégrée au carter du panneau ou au tuyau de sortie.
- Sonde ballon : elle mesure généralement la température en bas du ballon (où l’eau revient du circuit primaire). C’est un capteur bien visible, souvent encastré dans un doigt de gant en acier inoxydable.
- Différence de mise en route (ΔT ON) : c’est l’écart de température minimum qui déclenche la pompe. Généralement, ce seuil est fixé à 3 à 5 K (kelvins ou degrés Celsius d’écart). Si les panneaux sont 5 K plus chauds que le bas du ballon, la pompe se met en marche.
- Différence d’arrêt (ΔT OFF) : c’est l’écart qui arrête la pompe pour éviter une circulation futile. Il est généralement réglé à 1 à 2 K en dessous du seuil de mise en route. Cela évite un arrêt-redémarrage constant.
Les réglages d’usine (souvent 5 K pour l’allumage, 2 K pour l’extinction) conviennent à la plupart des installations domestiques. Ajustez-les uniquement si vous observez une mauvaise performance après un mois d’exploitation.
Seuils de déclenchement et modes de fonctionnement
Votre régulateur offre généralement plusieurs modes d’opération :
- Mode automatique : c’est le mode par défaut. La pompe fonctionne selon la régulation différentielle, sans intervention manuelle. Le régulateur décide aussi du basculement entre mode eau chaude sanitaire et mode chauffage selon vos paramètres.
- Mode chauffage prioritaire : pendant la saison froide, le régulateur privilégie le chauffage du bâtiment au détriment de l’eau chaude sanitaire. Ce mode maximise le confort en hiver.
- Mode limitation de surchauffe : en cas de surchauffe d’été (ballon trop chaud, pas de demande de chauffage ni d’ECS), le régulateur peut réduire le débit ou arrêter la pompe pour éviter une dégradation du fluide caloporteur.
- Consignes de température : fixez une température cible pour le ballon (généralement 60°C pour l’ECS, jusqu’à 70°C si chauffage inclus). Dès que cette température est atteinte, le régulateur cesse de faire circuler le fluide des panneaux.
Vérification initiale et affinage des performances
Après le paramétrage initial, vous allez observer votre installation pendant quelques jours pour valider son bon fonctionnement :
- Jour 1 (mise en route) : observez les temps de circulation. En plein soleil de printemps ou d’été, la pompe doit se mettre en route quelques minutes après le lever du soleil et s’arrêter au coucher. Le ballon doit gagner progressivement en température (3 à 5°C/heure si conditions ensoleillées).
- Affichage du régulateur : consultez l’écran du régulateur au moins une fois par jour pendant une semaine. Notez les températures panneaux/ballon et le statut de la pompe. Si la pompe fonctionne la nuit ou par temps nuageux, c’est anormal : vérifiez les raccordements des sondes.
- Mesures de débit : le débit nominal du circuit est donné par le fabricant (typiquement 40 à 80 L/h). Vous pouvez le vérifier grossièrement en remplissant un seau au robinet de remplissage pendant que la pompe fonctionne. Si le débit est nettement inférieur, de l’air est encore présent : purgez à nouveau.
- Température de sortie panneaux : en conditions optimales (ciel clair, panneaux bien orientés), la température en sortie des panneaux doit atteindre 50 à 70°C dès le milieu de matinée. Si elle plafonne à 30 ou 40°C, suspectez une mauvaise isolation des tuyaux ou un ombrage dû à des arbres.
Contrôles de conformité et documentation
Avant de considérer votre installation comme définitive, effectuez une dernière vérification :
- Pression de service : vérifiez que la pression reste stable (pas de baisse progressive qui indiquerait une fuite imperceptible). La pression de service normal est 1,5 à 2 bar.
- Absence d’air et de bruit : la circulation doit être silencieuse ou quasi-silencieuse. Un bruit de gargouillement ou un sifflement indique de l’air emprisonné.
- Sécurité thermique : si le ballon atteint 85°C (température de sécurité), un groupe de sécurité comprenant un clapet de décharge doit évacuer l’excédent de pression. Testez son fonctionnement en actionnant manuellement le robinet d’arrêt (la pression doit chuter rapidement).
- Accès aux points de contrôle : assurez-vous que les sondes, les purgeurs et le manomètre restent accessibles pour les vérifications futures.
- Carnet de maintenance : rédigez un petit carnet notant la date de mise en route, les paramètres du régulateur, les températures et débits initiaux, ainsi que les dates d’entretien (vidange annuelle du purgeur, changement du filtre, etc.).
Questions fréquemment posées
Peut-on vraiment installer un système solaire combiné sans électricien ni plombier ?
Oui, techniquement c’est possible pour un bricoleur ayant des notions de plomberie et d’électricité de base. Cependant, certains points sensibles peuvent justifier une intervention professionnelle : le raccordement électrique du régulateur doit respecter les normes (NF C 15-100), et si vous n’êtes pas à l’aise avec les circuits électriques, un électricien qualifié apportera sécurité et garantie. Pour la plomberie, l’essentiel réside dans l’étanchéité des raccordements et la purgation du circuit, deux tâches maîtrisables avec des outils basiques. Le point critique est le respect des normes : une installation non conforme peut être refusée lors d’une visite de contrôle.
Quels outils et équipements sont essentiels pour l’installation ?
Vous aurez besoin de : une perceuse-visseuse, un niveau laser ou à bulle, une clé à sangle pour les raccordements hydrauliques, un manomètre de circulation, un thermomètre numérique ou un pistolet thermique pour vérifier les températures, un kit de clés mixtes et clés plates (10 à 22 mm), un tournevis plat et cruciforme, un couteau pour les isolants thermiques, une scie à métaux ou une scie à onglets pour découper les tubes cuivre, un chalumeau ou une brasure à basse température pour joindre les tubes cuivre (si kits non pré-raccordés), un harnais de sécurité et une échelle robuste pour la toiture, et enfin des gants et des lunettes de protection. Les plus importants pour débuter sont le niveau et le manomètre.
Comment contrôler que l’installation est conforme aux normes ?
Une conformité réglementaire minimale exige : une déclaration préalable ou un permis auprès de la mairie (selon la superficie et votre région), un raccordement électrique en accord avec NF C 15-100 (le régulateur doit être sur un circuit dédié protégé par un disjoncteur 16 A), une pression de service entre 1,5 et 2,5 bar, une température maximale du ballon ne dépassant pas 85°C (groupe de sécurité fonctionnel), un circuit étanche (absence de fuite même après plusieurs jours de repos), et une documentation technique fournie par le fabricant conservée (certificat de conformité CE, avis technique, carnet d’entretien). Certains organismes indépendants proposent des audits post-installation moyennant honoraires ; c’est une option si vous souhaitez une validation tierce.
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